|
12
|
Avec la flambée des prix de l’essence, particuliers et entreprises s’intéressent de plus en plus au covoiturage. Longtemps perçu comme une simple tendance, ce mode de déplacement est en passe de se vulgariser.
Partager une voiture pour se rendre à son travail afin de réduire les frais de transport et la pollution automobile.
Avec la flambée des prix à la pompe, le covoiturage suscite l’intérêt d’un nombre croissant de Français. Lorsque le pouvoir d’achat est en berne, la perspective de réduire de 15 ou 20 % sa consommation de carburant intéresse plus d’un automobiliste ! Il faut dire que le gain potentiel est loin d’être négligeable: un plein de carburant par semaine, au lieu de deux, peut représenter de 50 à 100 euros d’économie selon les cas ! Longtemps freiné dans sa mise en œuvre pour des raisons pratiques – il fallait soi-même trouver ses compagnons de voyage par bouche-à-oreille – le concept a pris une tout autre dimension grâce à l’émergence des technologies de l’Internet. Depuis quelques mois, les opérateurs de covoiturage et les sites Internet qui mettent en relation conducteurs et passagers ne cessent de se multiplier. En s’inscrivant sur ce type de site (en principe gratuit), l’automobiliste peut décrire son « offre » et les itinéraires sur lesquels il peut convoyer des passagers. Il peut, à l’inverse, expliquer ses attentes en tant que passager. Ce nouveau mode de déplacement convivial semble plaire puisqu’on recense déjà près de 80 sites assurant la diffusion de 500 000 annonces dédiées au covoiturage en France.
Des aires de rencontre pour automobilistes
Le concept suscite des vocations puisque de nouveaux opérateurs de covoiturage apparaissent régulièrement sur le marché . Certains d’entre eux se développent rapidement à l’instar de Green Cove ingénierie. La petite entreprise créée en 2003 par Arnaud Sarfati abrite le site web 123envoiture.com qui gère, en parallèle, une quarantaine de réseaux de covoiturage pour le compte d’entreprises et de collectivités. Ce site qui regroupait 100 000 inscrits début 2007 puis 200 000 début 2008 en fédère près de 300 000 à l’heure actuelle. Les pionniers du covoiturage comptent beaucoup sur l’appui des employeurs pour promouvoir ce nouveau mode de transport. Avec succès puisque de plus en plus d’entreprises mettent en place des sites dédiés permettant à leurs employés d’entrer en contact les uns avec les autres. Les collectivités territoriales ne sont pas en reste, à l’instar des autoroutes Paris-Normandie qui ont récemment lancé un site pour les usagers tandis que d’autres organisent des aires de rencontres où les automobilistes intéressés peuvent stationner leur voiture pour la journée et se regrouper à plusieurs dans une seule. La formule a connu un tel succès dans le Morbihan qu’il a fallu multiplier, dans l’urgence, le nombre de ces parkings improvisés !
Encore des progrès à faire
Bien qu’il commence enfin à décoller en France le covoiturage doit encore faire des progrès puisqu’il concerne à peine 2% de la population automobile. Ce score peut être d’autant plus facilement amélioré que les trajets domicile-travail sont faciles à partager car quotidiens et réguliers. L’enjeu en vaut la peine car il est lourd de conséquences au plan environnemental. Il ne tient qu’à chacun de nous d’inverser la tendance !


Gérard Yves RIVIERE
Sénova
Arene IDF
tpevoiturehybride
Le Guide BIO