|
27
|
C’est le moment où jamais de changer votre style de conduite et d’abandonner vos mauvaises habitudes. Pour le plus grand bien de la planète…et celui de votre portefeuille.
Avec la brusque hausse du prix du gazole, début 2008, les conducteurs français ont subitement pris conscience que leur voiture leur coûtait vraiment cher…et qu’ils avaient peut être intérêt à revoir leur façon de conduire. Un grand nombre d’entre eux ont donc décidé de s’intéresser de plus près à un concept dont ils avaient plus ou moins entendu parler sans vraiment y prêter attention: l’éco-conduite. Selon l’Ademe* qui en assure la promotion, l’éco-conduite est un comportement de conduite citoyen qui permet de réduire sa consommation de carburant et de limiter l’émission de gaz à effet de serre tout en diminuant les risques d’accident. Tous ces avantages n’ont d’ailleurs pas échappé à certains pays comme la Suisse, le Canada ou la Grande Bretagne qui ont pris plusieurs longueurs d’avance sur la France dans ce domaine.
Démarrez en douceur !
La conduite « douce » est le contraire de la conduite agressive. Un type de conduite qui, en ville, peut fortement augmenter la consommation de carburant (jusqu’à 40 % !) et les émissions de CO2 (7 kg pour 100 kms) . L’éco conduite une démarche simple qui suppose d’appliquer quelques règles de bon sens. La première consiste à adopter un style de conduite souple: démarrez en douceur, passez les rapports sans attendre, roulez avec un rapport adapté, stabilisez votre vitesse, anticipez les ralentissements en utilisant le frein moteur plutôt que la pédale de frein. Elle suppose de ne pas abuser de la climatisation qui peut entrainer une surconsommation voisine de 6% sur route et de 20% en ville tout en augmentant de 2 ou 3 kg, sur 100 kms, les rejets de CO2. Elle impose de couper le moteur dès qu’on est immobilisé plus de 20 secondes et de réduire sa vitesse. Une simple réduction de 10 km/h permet d’économiser de 3 à 5 litres de carburant sur 500 kms tout en réduisant de 12 kg les émissions de CO2. Elle entraine des contrôles réguliers de l’état de son véhicule. Un pneu sous gonflé de 0,5 bar entraîne une surconsommation de 2,4 % de carburant et 58 kg d’émission de CO2 par an. Un moteur mal entretenu ou un filtre à air encrassé entrainent, eux aussi, une sur consommation de carburant et des émissions excessives de CO2.
60 000 facteurs formés !
L’éco-conduite peut aussi se concrétiser par l’achat d’un véhicule équipé d’un moteur hybride consommant sensiblement moins de carburant qu’un moteur essence ou diesel. Tel est le cas, par exemple, de la dernière version de la Honda Insight Hybrid qui consomme seulement 4,4 litres au 100 km avec des émissions de CO2 limitées à 101 g/km ! Un modèle d’autant plus respectueux de l’environnement que son système d’optimisation de la consommation de carburant (Eco Assist) réduit pratiquement de moitié les variations de consommation résultant du style de conduite du conducteur. Les mauvaises habitudes étant difficiles à perdre, il peut être intéressant pour l’automobiliste de suivre une formation spécifique auprès de spécialistes. Plusieurs entreprises proposent aussi ce type de sessions à leurs salariés. Tel est le cas de La Poste qui fait actuellement former à la conduite douce ses 60 000 facteurs. Le groupe en attend une économie de 5 millions de litres de carburant et 10 000 tonnes de CO2 par an !
*Ademe : Association pour la défense de l’environnement et la maitrise de l’énergie


Gérard Yves RIVIERE
Sénova
Arene IDF
tpevoiturehybride
Le Guide BIO